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17.03.2008
L'avenir de la droite lyonnaise suspendue à la décision de Perben

Hier, la droite lyonnaise a réussi de haute lutte à conserver ses deux plus forts bastions : le 2e et le 6e arrondissements. Ce qui, une semaine après la déroute du dimanche précédent, a mis un peu de baume sur ses plaies vives. L'opposition devrait donc se retrouver avec 18 ou 19 élus. Presque moitié moins que dans le conseil sortant. Avec toutefois quelques personnalités de premier plan : le député Michel Havard, l'ancien député Emmanuel Hamelin, le maire du deuxième, Denis Broliquier et peut-être Dominique Perben. Mais hier soir ce dernier affirmait ne pas encore savoir s'il resterait ou non au conseil municipal.
Touché par le cumul des mandats - il est également député et conseiller général - l'ancien ministre devra en abandonner un. On peut sérieusement douter qu'il ait envie de rester six ans à conduire l'opposition interne au conseil municipal à la tête d'une petite troupe de tout au plus une quinzaine de personnes.
Car il est acquis que les trois élus MoDem sur les listes de droite constitueront un groupe à part : Christophe Geourjon, leur leader, l'a confirmé et Dominique Perben n'est pas choqué par cette hypothèse la trouvant assez normale. De même qu'il considère comme « logique que l'ensemble des élus de droite se retrouvent tous dans le même groupe dans la mesure où nous avons été tout au long de la campagne côte à côte ».
Si cela se fait, la page de la fracture entre la droite républicaine et les millonistes serait ainsi définitivement refermée. Charles Millon disparu du paysage, la campagne 2008 conduite par un gaulliste historique et les rescapés de l'alliance maudite de 1998 à la Région avec le FN ne se comptant plus que sur une main, voilà qui serait naturel.
Le cas Amaury Nardonne, seule personnalité pouvant encore être identifiée à cet épisode, ne sera probablement pas de nature à empêcher un rapprochement définitif. Autre proche de Millon, Denis Broliquier, lui, a un passé UDF et barriste ainsi qu'une pratique de gestion municipale, qui ne peuvent que faciliter un rapprochement de tous les élus de droite.
En revanche, sa non appartenance à l'UMP sera un vrai obstacle pour qu'il puisse prendre rapidement le leadership de la droite lyonnaise si Dominique Perben s'efface. Sa présence dans un groupe unique de la droite au conseil municipal pourrait cependant l'aider à surmonter cet obstacle voire à rejoindre purement et simplement l'UMP.
Au-delà des questions de structuration de la droite qui dépendent en grande partie du choix que fera Dominique Perben, il demeurait hier soir que la droite lyonnaise avait échappé au naufrage absolu. Les lendemains s'annoncent difficiles pour elle mais pas complètement désespérés dans la mesure où tout n'est pas à reconstruire. Les plus grands dangers, comme après toute défaite, étant surtout ceux de la division interne et des ambitions personnelles.
Michel Rivet-Paturel
17:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon, perben
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